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Le visage féminin de l’emploi au Québec!

10 mars 2015

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Saviez vous que…

– 25 femmes figurent à la tête des 500 plus grandes entreprises canadiennes

– Les femmes forment près de 50% de la population active

 – Le taux d’emploi au Québec est de 56.8% pour les femmes VS 62,6% chez les hommes

 

La précarité de la situation professionnelle des femmes au sein du marché de l’emploi est un enjeu qui touche l’ensemble de la planète. Il est vrai que le sort de la femme en milieu de travail s’est grandement amélioré au cours des 15 dernières années, toutefois le portrait est encore loin d’être parfait.

Bref portrait de cette réalité au Québec.

Les tendances se maintiennent

La tendance est officiellement généralisée : les femmes occupent de plus en plus d’emplois à temps plein et leur présence s’accentue dans toutes les sphères d’activités. Toutefois, les femmes demeurent toujours majoritaires dans les emplois à temps partiel (moins de 30h par semaine), se concentrent surtout dans les secteurs traditionnellement féminins et touchent encore un revenu inférieur aux hommes.

En effet, près du quart des femmes (25%) de 25 à 54 ans occupent un emploi à temps partiel, et pour la plupart, cela est dû au fait qu’elles doivent ou choisissent de s’acquitter d’obligations personnelles ou familiales (enfants, parents, etc.), alors que chez les hommes du même âge, cette proportion passe sous les 5 %.

Un accès parfois limité

Ces contraintes familiales ont un effet particulièrement fort sur certains groupes plus vulnérables à la précarité. Les statistiques mentionnent que ces populations plus à risque de se retrouver en position de sous-emploi sont les personnes faiblement scolarisés, monoparentales, âgées de plus de 55 ans, handicapées, immigrantes ou appartenant à des minorités visibles. 

Comme on sait que les familles monoparentales sont plus souvent constituées de femmes seules avec enfants. Articuler vie professionnelle et vie familiale est  évidemment plus lourd en termes financiers et en gestion du temps que pour les femmes en couple. Cette obligation d’accès à un revenu fait en sorte que ces femmes acceptent souvent des emplois peu attrayants et précaires.

Les femmes immigrées sont aussi statistiquement plus éloignées que les autres du marché du travail, ce qui est un facteur supplémentaire de précarisation sociale et économique. Cependant, bonne nouvelle, parmi les immigrés qui atteignent un emploi, la portion des femmes ne cesse d’augmenter, surtout dans les secteurs des services personnels et domestiques.

Les secteurs d’activités priorisés

Concernant les secteurs généralement occupés par les femmes, on constate qu’elles dominent encore dans les professions traditionnellement féminines en détenant plus de 70 % des postes en santé, finances, administration, supervision de personnel et soutien familial. À l’inverse, moins du quart des femmes occupent une profession traditionnellement masculine liée aux sciences et à la production de biens.

Le Québec a d’ailleurs connu une diminution considérable du taux de chômage des femmes depuis 2008 et cela serait lié à l’intérêt professionnel face aux services à la famille. Le succès des garderies à 7$ par jour aurait, à lui seul, fait en sorte qu’environ 70 000 travailleuses avec des enfants en bas âge ont intégré la population active.

Vers l’équité salariale

En ce qui concerne l’équité salariale, la rémunération des femmes s’est considérablement améliorée au cours de 15 dernières années au Québec mais reste encore inégale. En 2005, les femmes touchaient en moyenne un revenu annuel 29% moins élevé que celui des hommes alors qu’en 2014, l’écart se situe autour de 10%.

Au cœur d’un virage entrepreneurial féminin

Une autre nouvelle encourageante concerne l’entreprenariat féminin. Au Québec,plus du tiers des entrepreneurs sont dorénavant de sexe féminin. Un récent sondage nous révèle d’ailleurs qu’en quatre ans, les Québécoises propriétaires sont passées de 5,5 % en 2009 à 9,4 % en 2012, alors que l’entrepreneuriat masculin a affiché une progression plus modeste de 9,1 % à 11,0 % pour la même période.

Cependant, il a été démontré que les Québécoises créent leur première entreprise plus tardivement que les hommes, souhaitent fonder leur famille avant de se lancer en affaires. En faisant ce choix, l’accès au financement devient toutefois plus difficile car de nombreux programmes d’aide financière et de bourses incitatives sont souvent octroyés aux jeunes entrepreneur(e)s.

La touche féminine

En devenant des partenaires d’affaires majeures dans tous les secteurs d’activités, les femmes ont modifié peu à peu les approches en matière de gestion et d’organisation d’entreprise.

Bien qu’une étude sérieuse de la firme internationale de recrutement Hudson ait révélé que les dirigeants, hommes ou femmes, avaient pratiquement les mêmes traits de personnalité – forte extraversion, leadership, bonnes capacités de communication et de persuasion –  trois forces récurrentes sont attribuées au style de gestion féminin:

Brio-PuceCommunication : régler les problèmes rapidement, permettre une répartition équitable du temps de parole et avoir une écoute active.

Brio-Puce Collaboration : favoriser le travail d’équipe, utiliser naturellement le pronom « nous » et offrir un support constant aux collègues.

Brio-Puce Sensibilité sociale : démontrer des aptitudes à percevoir, comprendre et respecter les sentiments et points de vue des autres. Faire preuve d’empathie et livrer des critiques constructives. 

Ainsi, on perçoit que la présence des femmes au sein des organisations n’est pas qu’un enjeu de justice sociale mais aussi une question d’économie et de compétitivité. Féminiser et diversifier la composition des niveaux hiérarchiques de son organisation, c’est  payant à tous les niveaux !

 

Sources :

Faits saillants : Femmes et travail, Emploi-Québec, 2009.
Les femmes de plus en plus présentes sur le marché du travail, Québec économique, 2013.
Population active, emploi et chômage par province, Statistiques Canada, 2014.
La précarité des femmes sur le marché du travail, Observatoire des inégalités, 8 mars 2006.
Femmes patrons : le jeu des perceptions, Jobboom, par Mélissa Guillemette, avril 2014.
Entreprenariat féminin, Fondation de l’entrepreneurship, 2012
Les 3 forces des femmes managers, Cadre emploi, par Marion Senant, mars 2014
Rémunération des femmes toujours inférieure, La presse canadienne, Lia Lévesque, mars 2014.

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